Je m’appelle Carmelo Sutera, et en juin passé, j’ai eu l’honneur d’être élu président de la CNAPD.

En tant que tout nouveau président de la CNAPD, il m’est arrivé de me faire questionner sur le sens de cet engagement : Qu’est-ce que cela veut dire militer pour la paix et la démocratie ? Pourquoi le faire ? Ces causes sont-elles réellement liées ?

La principale raison de mon engagement vient d’un constat : la plupart des personnes qui m’entourent n’ont pas du tout les mêmes privilèges. Chacun.e.s de nous ne vit pas et/ou n’est pas né.e dans des situations aussi avantageuses. Bien souvent la façon dont ces personnes essayent de vivre ou de survivre va leur être reprochée, considérée comme un manque de “volonté personnelle”. C’est ainsi que la reformulation d’un problème systématique en un problème individuel naît. Pire encore, c’est ainsi qu’un autre groupe désavantagé va être désigné comme responsable de ces dites situations.

Se choisir un ennemi, c’est aussi obliger toutes les composantes d’une société à « rentrer dans le rang”, selon l’expression militaire. À chaque fois qu’un nouvel ennemi est désigné, qu’un nouveau combat ou qu’une nouvelle guerre commence, c’est la difficile route vers l’émancipation des minorités politiques qui se trouve complexifiée. La première d’entre elle étant cette majorité démographique que représentent les femmes.

C’est pourquoi, selon moi, tant que de faux débats – à l’instar de celui au sujet de la lutte contre le terrorisme qui en ignore les causes profondes- domineront la scène médiatique et politique, ce sont, de manière non exhaustive, les communautés des personnes racisées, les communautés LGBTQI+, les personnes en situation structurelle de précarité qui continueront à manquer de l’espace public nécessaire à leur émancipation.

C’est pourquoi j’estime que les notions de « paix » et « démocratie » sont profondément liées : ce sont les deux faces d’une même démarche progressiste en faveur de l’égalité, de l’inclusion, de la solidarité, de la participation et du respect des altérités.
C’est avec cette vision et cette motivation que j’espère contribuer à l’impressionnant travail de la CNAPD durant ce mandat.

En ce sens, les activités de la CNAPD et de ses partenaires illustrent bien mon propos :

À l’occasion de la journée de la Paix – qui s’approche à grands pas- nous avons tenu à sensibiliser toutes les communes en les invitant à dresser le drapeau de la paix. Avec prochainement les élections communales, vous rencontrerez sans doute les candidat.e.s de votre commune: n’hésitez pas à les interpeller sur cette initiative ! Vous trouverez plus d’informations à ce sujet ci-dessous.

Durant le mois de septembre, la coordination Semira Adamu a lancé un crowdfounding afin d’organiser des actions d’hommage, à l’occasion des vingt années de ce tragique anniversaire. Malgré les slogans tels que « plus jamais ça » brandis à l’époque, force est de constater que cette lutte pour la dignité humaine la plus élémentaire semble, encore, malheureusement d’actualité. C’est pourquoi, il s’agit d’une cause pour laquelle il nous semble essentiel de s’engager.

Finalement, vous retrouverez un article du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, une situation qui met encore une fois en lumière toute l’importance d’un système judiciaire fort et indépendant. Et cela, grâce aux arrêts encourageant de la Cour de justice de l’Union Européenne.

Une excellente lecture à toutes et à tous !

 

Alix André

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