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  • Location: Foyer Européen

Après s’être penché sur la piste des énergies, le Cap Magazine de la CNAPD et Cap reporter, sa mascotte, se tournent vers une ressource non moins problématique: l’eau.

Destiné à tous ceux qui pensent que l’eau est un puits sans fond et un produit comme les autres mais aussi à tous ceux qui, convaincus que l’eau est source de conflits et de guerres, cherchent à mieux comprendre et appréhender le problème, le CAP Magazine sera disponible électroniquement à partir du 19 mars. 

Pourquoi l’eau?

Parce que l’eau, c’est la vie. Elle la permet, comme elle la perpétue. L’eau est la condition de nos fonctionnements biologique, mécanique, économique et politique. Sans eau, on ne peut faire grandir un corps – qu’il soit humain, animal, végétal ou social.

Au travers de nos livres d’école, on se souvient sûrement du cycle de l’eau : ce système parfait où rien ne se perd et rien ne se crée ; où l’eau suit un cours inaltérable qui garantit sa présence éternelle sur terre. Or, l’eau se raréfie. Sous les effets de l’explosion démographique, du réchauffement climatique, des modes de production agricole ou de la propagation du modèle consumériste occidental, des sources se tarissent quand d’autres sont inexorablement polluées. D’ici à 2025, deux-tiers de l’humanité pourraient souffrir d’un manque d’eau modéré à grave.

Alors que les Nations-Unies font du droit à l’eau potable « un droit de l’homme essentiel à l’exercice de tous les droits de l’homme », 460 millions de personnes manquent d’eau, un milliard de personnes n’ont pas accès à une source d’approvisionnement en eau améliorée et quatre millions de personnes décèdent chaque année de maladies liées à l’eau. Pour pallier ce sombre constat, deux logiques s’affrontent : faire de l’eau un bien commun ou faire de l’eau une marchandise soumise aux lois du marché. Cette dernière logique reçoit la faveur des institutions internationales et d’un nombre de plus en plus grand d’États, avec des conséquences dommageables sur la situation qu’elle entendait combattre.

L’eau devient donc une ressource stratégique: elle est vitale, elle est inégalement répartie à la surface de notre planète et elle se raréfie. Un contexte propice à l’émergence de tensions dans et entre les États qui en manquent. Va-t-on vers la multiplication de guerres pour l’eau, ou son caractère essentiel à la vie va-t-il pousser les États à accepter des modes de coopération diplomatiques et/ou légaux ? Le cadre juridique existe, qui attend la volonté des acteurs de remettre en question notre rapport économique et politique à notre environnement.

Toutes ces questions difficiles, qui vous sont proposées tout au long des quatre « CAP magazines », paraissent indispensables pour quiconque veut poser un regard critique, responsable et solidaire sur notre monde, et agir en conséquence pour un monde moins violent et plus en paix.

L’ONU rappelle en effet que les trois principales menaces à la paix et à la stabilité sont : la pauvreté, les maladies infectieuses et la dégradation de l’environnement. Trois menaces directement liées à la situation de l’eau dans le monde.

L’eau n’est plus une affaire locale, son usage ne dépend plus du hasard lié à sa position géographique. L’eau est une affaire mondiale, son usage l’est tout autant puisqu’il est lié à la production agricole et industrielle mondialisée. 75% de l’eau consommée par le citoyen belge provient directement ou indirectement des quatre coins de notre planète, à ce titre, prenons notre place de citoyen du monde.

L’eau, berceau de la vie sur Terre, dépend d’un fragile équilibre, tâchons de le préserver.

A l’occasion de la sortie du Magazine, le 19 mars, la CNAPD organise un midi sur l’eau:

Programme :

12h00 : Accueil et petite restauration
12h15 : Intervention de Christian LEGROS, directeur de Belgaqua
12h45 : Présentation du nouveau Magazine CAP eau
13h00 : Échanges avec le public

L’événement Facebook

Carole Glaude

Carole Glaude

Chargée de communication et réseaux à la CNAPD

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