C’était il y a un mois. La Grande Parade de Tout Autre Chose et Hart boven Hard. Ce jour là, près de 30 000 personnes dans les rues, un torrent d’alternatives et un déferlement d’énergie et d’optimisme. Un courant dont faisait partie la plateforme « Pas d’avions de chasse », et en nombre ! Un beau rappel que tous ces combats, aussi différents soient-ils, ne font qu’un.

Pourtant, deux jours plus tard, l’horreur frappait Bruxelles. Des attentats qui ont bien évidemment suscité une vague de tristesse, de peur et d’angoisse, aussi pour l’avenir de nos mouvements et de la solidarité entre les peuples. Pourtant, au-delà de ces sentiments humains que nous avons, tous à notre façon, expérimentés, ces événements nous rappellent avec effroi l’importance de porter encore plus fort nos combats et de redoubler d’efforts.

Ces combats ont tous un point commun, celui de rechercher la paix et de porter l’utopie d’un monde où chacun contribuerait à une réelle culture de paix. Cet espoir passe autant par une éducation à la diversité à l’ouverture, que par la défense de notre environnement, tout autant que par la solidarité entre les peuples ou par l’opposition à l’achat d’avions de chasse par le gouvernement belge.

Mais pourquoi l’opposition à l’achat de 34 nouveaux avions de combat est-elle si importante ?

  • Les interventions militaires et les bombardements aériens sont inefficaces et alimentent le cycle de la violence. Un rappel d’autant plus important à l’heure où notre pays s’apprête à envoyer ses F-16 en Syrie. Présentées comme la seule solution possible, ces interventions militaires alimentent au contraire le phénomène qu’elles prétendent combattre. Loin d’assurer la sécurité et la stabilité, elles alimentent la violence qui, elle, n’a pas de frontières et nous revient en pleine face tel un boomerang.
  • Ces interventions militaires sont l’une des causes du plus grand déplacement de population que le monde ait connu depuis la Seconde Guerre Mondiale. Des millions de personnes fuient les atrocités des combats et cherchent refuge ailleurs. Comble de l’ironie, alors que ces réfugiés fuient les guerres que nous menons, l’Union européenne continue de fermer un peu plus ses portes chaque jour, renvoyant ces personnes à leur propre sort, sourde aux conséquences de ses propres politiques. S’opposer à l’achat d’avions de chasse, c’est donc aussi s’opposer aux politiques migratoires de l’Union européenne et demander un accueil digne et dans le respect du droit international.
  • Ces avions représentent un investissement de 15 milliards d’euro qui comprend l’achat et leur maintien pendant toute leur durée de vie. Un coût énorme, et encore probablement sous évalué. Récemment, on entendait dire que la sécurité sociale est le seul endroit où des économies peuvent encore être faite. Au vue d’une telle dépense, cette déclaration pose quelques questions sur les priorités de nos dirigeants…

Il ne s’agit là que d’une partie des multiples raisons de s’opposer à cet achat. Chacun d’entre nous pourrait en rajouter une, voire plusieurs… C’est pourquoi nous étions à la Grande Parade, parce qu’il s’agit d’un enjeux de paix et donc de sécurité, et donc d’égalité, d’écologie, d’alternative économique, …

C’est aussi pourquoi nous continuons la mobilisation et que l’effort ne s’arrêtera que lorsque le gouvernement belge aura décidé de ne pas acheter ces avions.

Rejoignez nous donc une nouvelle fois à la manifestation nationale du 24 avril pour crier encore une fois tous ensemble : Non aux avions de chasse ! Car ce n’est qu’ensemble que nos voix seront entendues.

Coralie Mampaey

Coralie Mampaey

Coralie Mampaey est chargée de projet à la CNAPD.

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