/ Le jeu des 7 familles de la CNAPD /
Nous serions au cœur d’une véritable révolution, celle du saut tant attendu de l’archaïque vers le durable… autrement dit, la fameuse « transition énergétique ». Il faut l’avouer, ce terme omniprésent dans les discours politiques, industriels ou médiatiques appuie une promesse bien séduisante : troquer des ressources polluantes et limitées contre des énergies qui seraient à la fois « propres » et « infinies ».
Mais cette promesse n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air… « Mine(s) de rien : une transition qui épuise » invite à explorer l’envers du décor, là où l’innovation technologique se heurte à des contradictions profondes.
Car, loin de rompre avec le passé et nos modes de production et de consommation, cette transition s’inscrit dans la continuité d’un capitalisme numérisé et dont le vœu de durabilité ne freine en rien l’appétit matériel. Et, à mesure que ce capitalisme 2.0 certifie une planète alimentée par des énergies « durables », nous ne faisons que remplacer notre dépendance aux combustibles fossiles par une dépendance aux métaux stratégiques. Or ces minerais, indispensables aux infrastructures « vertes », ne sont ni renouvelables, ni équitablement accessibles, et leur extraction n’a rien de « propre ».
À ce stade, il est important de rappeler que les chiffres que vous rencontrerez tout au long de l’expérience sont parfois approximatifs : les sources sont bien souvent partielles et leur suivi reste complexe. Cette imprécision n’est pas une faiblesse en soi, elle souligne la complexité intrinsèque des défis liés au ressources et montre comment ces données se trouvent au cœur d’enjeux stratégiques et d’intérêts divergents.
Alors, une question s’impose : jusqu’où ce que l’on nomme la « transition énergétique » peut-elle s’accommoder d’un modèle économique fondé sur une perpétualité présumée ?
L’expérience vous plonge dans ce dilemme. À chaque étape, des choix s’offriront à vous. Qu’allez-vous privilégier ? Les promesses d’innovation, la réalité géopolitique, les contraintes planétaires ? Et surtout, que révèleront vos décisions : une volonté de transformation en profondeur, ou la perpétuation d’une logique de sécurisation ?
« Mine(s) de rien : une transition qui épuise » n’est pas tracé pour vous apporter une réponse toute lissée, mais plutôt pour interroger sur ce que pourrait signifier une « transition énergétique » véritablement viable et durable. Comment l’imaginer pour avancer de façon apaisée ?
