Il y a 111 ans, le 25 décembre 1914, dans les tranchées enneigées du Front de l’Ouest, au Nord de la France et au Sud de la Belgique. La Première Guerre mondiale a débuté depuis 5 mois « seulement ». A ce moment, tous croient encore à une fin rapide de la guerre. Malgré le figement qui s’organise déjà dans ces boyaux kilométriques creusés dans la terre.
 
Ce matin de Noël, des sapins décorés de bougies font leur apparition au bord des tranchées allemandes. Des chants de noël sont entonnés, repris dans les tranchées alliées. Peu à peu, des soldats allemands, puis alliés (britanniques surtout, mais aussi français et belges) sortent de leur trou, franchissent les barbelés et se retrouvent dans le No mand’s land où pourtant, comme son nom l’indique, il ne peut y avoir âme qui vive.
 
Des soldats qui s’entretuaient la veille, vont fraterniser l’espace d’un moment. Ils vont manger, boire, chanter, jouer aux cartes ou organiser des matchs de football. Comme à Comines-Warneton (Mouscron) où les Anglais furent battus par les Allemands sur le score de 3 buts à 2.
La plupart des chroniques de cette trêve de Noël vont être détruites par les officiers des différentes armées. Les soldats qui y ont participé seront déplacés sur d’autres parties du front. D’autres trêves de Noël de plus petites ampleurs sont pourtant encore relatées en 1915.
 
Des épisodes de fraternité au milieu d’une boucherie sans nom. Des épisodes qui nous rappellent, comme disait Paul Valéry, que « la guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ».

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