/ Les Midis de la CNAPD, 13.02, 12h20 – 14h /

Dans les médias et sur les réseaux sociaux, circulent de nombreuses images d’arrestations, de rafles et même de meurtres perpétrés par ICE, la police de l’immigration aux États-Unis. La crainte que de telles scènes se produisent en Belgique est largement partagée. Et pourtant, n’est-ce pas déjà le cas ? Que nous disent ces images venues des États-Unis sur nos propres politiques migratoires, ici, en Europe ?
 
En Europe, Frontex (l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes) jour un rôle comparable à celui d’ICE : celui d’un pilier des politiques migratoires répressives européennes, malgré un cadre juridique différent de celui des États-Unis. Cette police armée joue un rôle central dans la traque, le contrôle, l’arrestation et l’expulsion des personnes qui tentent de franchir les murs de la « forteresse Europe ». Ces dernières années, les compétences et les budgets de Frontex n’ont cessé d’augmenter. En Belgique, cette logique se renforce encore. En 2024, le Parlement fédéral a approuvé la « loi Frontex », qui autorise le déploiement d’agents de Frontex sur le territoire belge, afin de soutenir la police dans le contrôle des frontières et les expulsions par avion. Parallèlement, la répression policière à l’encontre des personnes en migration et des personnes sans-papiers s’intensifie : rafles quotidiennes dans certains quartiers de Bruxelles, contrôles sur les lieux de travail, construction de nouveaux centres fermés, augmentation des expulsions aériennes. Un projet de loi sur les « visites domiciliaires » est également en cours d’adoption, qui permettrait à la police de pénétrer dans les habitations pour arrêter des personnes jugées « illégales ».
 
Au-delà des émotions légitimes que suscitent ces images et ces pratiques, il est essentiel de s’informer. De comprendre comment s’articulent les politiques migratoires en Belgique et en Europe. De saisir ce qui est en train de se mettre en place, afin de pouvoir décider comment agir et réagir. Comment organiser une réponse citoyenne engagée et humaine, dans un contexte où une grande partie de la société belge vit dans la peur à cause de l’effondrement de la sécurité sociale ? Comment construire des formes de résistance et de solidarité avec les personnes sans titre de séjour, qui sont aujourd’hui les plus abandonnées, criminalisées par l’État ?
 
Nous vous proposons d’en discuter ensemble, le temps d’un midi. Nous échangerons avec le collectif Abolish Frontex, qui lutte pour l’abolition de l’agence Frontex, pour la fin de la militarisation des frontières européennes, et pour la liberté de circulation et d’installation de toustes.
 
 Où ? Dans les locaux de la CNAPD (6 rue de l’Éclipse, à Bruxelles)
Quand ? Le vendredi 13 février
À quelle heure ? De 12h30 et 14h (accueil dès 12h)
Nos locaux sont accessibles en train (gare de Bruxelles-Central), en tram (Bourse, Annessens), en bus (De Brouckère, Manneken Pis, Annessens) ou en métro (De Brouckère)
Nos locaux disposent d’un accès PMR et d’un ascenseur
Évènement gratuit et sans inscription
 
La Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) est une coordination pluraliste d’organisations de jeunesse et de mouvements d’éducation permanente progressistes, active depuis 1970. Nous avons pour but de sensibiliser, mobiliser et (in)former sur diverses thématiques comme la culture de paix, l’anti-militarisme et la démocratie, ainsi que sur divers dangers comment la course aux armements, les armes nucléaire, les conflits liés aux ressources naturelles, les discriminations, …
 
Les Midis de la CNAPD sont des évènements de format court, organisés ponctuellement sur un temps de midi. L’occasion d’aborder ensemble une thématique précise avec des intervenant·es invité·es pour l’occasion.
 
 
 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.