Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé – 06.11

Le 6 novembre a été proclamé par les Nations unies « journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé ». Les Nations Unies expliquent l’importance de cette journée en ces termes : les dégâts causés à l’environnement en temps de conflit armé perturbent les écosystèmes et compromettent les ressources naturelles longtemps après la fin des hostilités. Ils ont aussi des effets qui s’étendent et se prolongent bien au-delà des limites des territoires nationaux et qui auront des conséquences pour les générations futures.

Et en effet, l’environnement constitue souvent une victime silencieuse des guerres, notamment avec la destruction de forêts, la pollution des sols ou des eaux, ou encore la destruction des infrastructures vitales. 

Cette journée internationale est donc l’occasion de sensibiliser sur cette thématique dans un contexte où, depuis la naissance de protocole de Kyoto, l’activité militaire est la seule activité économique qui ne doit pas rapporter ses émissions de gaz à effet de serre. La pollution de l’activité militaire est invisibilisée, elle n’existe officiellement pas.   

Or, toutes les phases de la guerre polluent énormément : le moment des affrontements, le nettoyage des destructions, la reconstruction des villes et écosystèmes détruits et… la préparation de la guerre. 

C’est pourquoi la CNAPD profite de cette journée internationale pour publier sa nouvelle brochure : «Armées, climat et environnement. Organiser et cacher la destruction ». Outre les questions de destruction de l’environnement engendrée par les guerres et les conflits en eux-mêmes, cette brochure veut d’abord mettre l’emphase sur le caractère très polluant et destructeur de la préparation de la guerre en elle-même : la fabrication des armes, l’entraînement des militaires, le fonctionnement des bases (semi-)permanentes, le transport des troupes, les manœuvres, etc. D’après les estimations les plus basses, la préparation de la guerre est responsable d’un peu plus de 5,5% des émissions totales de gaz à effet de serre. Si les armées du monde formaient un pays, celui-ci aurait la quatrième plus grosse empreinte écologique au monde, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Inde. Et ce, avant même de faire la guerre.


Nos derniers articles :