Journée mondiale de destruction des armes légères – 07.09

En 2024, les armes légères ont été responsables de près d’un tiers des morts civiles dans les conflits. Ces armes, facilement détournables, nourrissent l’insécurité et les conflits armés. Il est nécessaire d’arrêter de les produire et de les détruire.

Fusils, revolvers, lance-grenades portatifs et mitraillettes.

L’instrument international de traçage (ITI), adopté par l’Assemblée générale de l’ONU en 2005, établit une définition internationale des armes légères et de petit calibre.

 Est considérée comme étant une arme légère et de petit calibre, « toute arme meurtrière portable à dos d’homme qui propulse ou lance des plombs, une balle ou un projectile par l’action d’un explosif, ou qui est conçue pour ce faire ou peut être aisément transformée à cette fin ».

Plus d’un milliard d’armes légères et de petit calibre sont en circulation dans le monde.

 Pourtant, les Etats réaffirment, « le droit de fabriquer, d’importer et de détenir des armes légères pour les besoins de leur défense et de leur sécurité, ainsi que pour être en mesure de participer aux opérations de maintien de la paix », conformément aux dispositions du programme d’action des Nations-Unies en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects.

Alors même que selon le rapport du Secrétaire général de l’ONU remis au conseil de sécurité le 23 octobre 2025, « la prolifération, le mésusage et le détournement des armes légères et de petit calibre sont restés des moteurs des conflits armés et ont engendré l’intensification des insécurités régionales, du terrorisme et de la criminalité dans plusieurs pays ».

La fabrication, la détention et l’exportation d’armes légères et de petit calibre par les Etats entraine nécessairement le risque de leur détournement.

Les armes légères et de petit calibre sont facilement détournées.

Jusqu’au moment de leur destruction, les armes légères et de petit calibre courent le risque d’être détournées. 

Leur détournement est facilité par  :

  • Les réseaux de trafic transfrontaliers 
  • Une faible surveillance des frontières 
  • Une mauvaise gestion des stocks d’armes ou un manque de mesures effectives pour réglementer les transferts.

 Mais ce ne sont pas les seules causes qui expliquent la hausse de la détention illicite d’armes légères et de petit calibre. 

De petites armes peuvent maintenant être fabriqué par impression 3D. Avec l’augmentation de la proportion de ces armes fabriquées artisanalement sur les marchés illicites, le risque ne se réduit plus seulement au détournement 

88% des cas de violences sexuelles liées aux guerres impliquaient une arme à feu en 2024.

La hausse des dépenses militaires mondiales qui ont atteint, en 2024, 2,700 milliards de dollars, entraine la hausse de la production d’armes, notamment d’armes légères et de petit calibre. Ce qui en augmente, en conséquence, les risques de détournement.

Le désarmement est la réponse la plus efficace face aux risques engendrés par les armes légères et de petit calibre.

Il n’y a pas de fatalité et il est possible d’agir contre le danger que représentent les armes légères. Des politiques sont mises en place pour contrer la violence et l’insécurité qu’entraine la circulation et la possession illicite de ces armes.

Même si les initiatives existent pour mettre fin à la possession illicite des armes légères et de petit calibre, ces dernières manquent de moyens et de volonté politique. 

L’Union Africaine a mis en place le « mois de l’amnistie en Afrique pour la remise et la collecte des armes détenues illégalement ». Cette campagne organisée chaque mois de septembre de 2017 à 2020 a permis à toutes celles et ceux qui possédaient illégalement des armes, de les remettre sans risquer d’être arrêté ou d’être pénalement poursuivis. La campagne a permis de récupérer et de détruire 30 000 armes et 200 000 munitions.

La lutte contre ce fléau ne se limite pas à la collecte et à la destruction. Il faut aussi limiter la production et l’exportation des armes légères et de petit calibre, tout en encadrant et contrôlant plus strictement leur production et leur exportation. A termes, il faudrait arrêter de produire ce type d’armes compte-tenu des risques qu’elles entrainent pour les vies humaines.

Sources : 


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