Armées, climat et environnement 

Les activités militaires polluent énormément. L’air, la terre, les mers, l’espace. Elles émettent énormément de gaz à effet de serre. Elles empoisonnent les populations ici et là-bas. Elles détruisent des milieux de vie sur le très long terme. La (préparation de la) guerre a un rôle majeur dans le dérèglement du climat et la destruction de l’environnement. 

Pourtant, l’ampleur de la pollution militaire est passée sous silence. 

A la naissance du Protocole de Kyoto, les Etats-Unis ont plaidé et obtenu que le secteur militaire soit exclu de l’obligation de rapportage des émissions de gaz à effet de serre des Etats de la planète. Depuis lors, le secteur militaire reste le seul secteur économique qui ne doit pas rendre des comptes sur son rôle dans le réchauffement de la planète. Les arguments tels que « la sécurité nationale » ou « la protection de l’efficacité opérationnelle » venaient « justifier » (et « justifient » toujours) que ce secteur d’activités soit le seul à être exempté de transparence. Cette occultation n’est donc ni un oubli, ni une coïncidence. Elle résulte d’un choix politique délibéré, qui organise le kidnapping d’un débat ouvert, démocratique et transparent sur le poids énorme de l’activité militaire dans le dérèglement du climat. 

  

Le secteur militaire échappe à toute transparence sur sa propre contribution à la destruction du climat. Elle est invisibilisée. Elle n’existe pas.

Malgré cette opacité organisée, des chercheur.euse.s étudient la question et évaluent la pollution atmosphérique causée par les armées. 

Ainsi, d’après ces recherches, le secteur militaire est responsable de 5,5 à 7% des émissions globales de gaz à effet de serre. Si les armées du monde formaient un pays, celui-ci aurait la quatrième plus grosse empreinte climatique sur terre, juste derrière la Chine, les États-Unis et l’Inde. 

Infos pratiques

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