Le 21 mars marque la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Cette date a été choisie pour commémorer le massacre de Sharpeville en 1960, lorsque la police sud-africaine a tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois racistes de l’apartheid.
Le racisme n’est pas une lointaine trace du passé : il est encore tristement très actuel, présent dans toutes les sphères de la société, nourri par les héritages du colonialisme, des discriminations et des inégalités. Il est présent dans les discours de haine, dans la discrimination à l’emploi et à l’embauche. Il s’amplifie dans les contextes politiques où l’extrême-droite gagne du pouvoir. Il est présent dans le système de papiers, par lequel l’État belge décide qui peut rester ou pas sur son territoire. Il est présent dans la criminalisation des personnes racisées en migration, dans leur refoulement et leur expulsion hors du sol européen. Il est aussi présent dans des structures néocolonialistes, dans l’aide au « développement », le volontourisme et l’aide humanitaire.
Cette journée est un appel à continuer à combattre activement toutes les formes de racisme, qu’elles soient institutionnelles, sociales ou quotidiennes. Un appel à la justice, à l’égalité et à la résistance, dans l’espoir qu’un jour la haine raciale ne soit plus qu’un lointain souvenir et une honte de l’Histoire.
- Rejoignons la manifestation nationale, organisée ce dimanche 21 mars (14h) à Bruxelles, Liège, Gand et Anvers !
