Un édito rédigé par Monsieur Tom Sauer, professeur de politique internationale à l’Université d’Anvers. Traduit en Français par nos soins, vous trouverez la version originale du texte en Néerlandais ci-dessous.

Il y a principalement deux raisons pour lesquelles, en tant que citoyen·ne·s, nous devrions avoir une opinion sur l’OTAN. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une organisation dont la Belgique fait partie, et ce dans le but de rendre notre pays plus sûr. Néanmoins, certaines zones d’ombre persistent. En temps de guerre (comme à l’heure actuelle), une alliance (ou une organisation de défense collective) peut être utile. Cette pensée est encore plus ancrée concernant les petits États. En effet, en étant membre d’une telle alliance, la Belgique aurait l’assurance d’être soutenue par les autres membres si elle était attaquée. Et soutien serait apporté, le cas échéant, de manière militaire. Ce mécanisme d’alliance a donc un effet dissuasif sur des adversaires potentiels. Les alliances sont normalement des collaborations temporaires destinées à la période de la guerre (froide). Si le Pacte de Varsovie, homologue de l’OTAN, a logiquement été dissous en 1991, l’OTAN, elle, a persisté en temps de paix (1990-2022). Cela n’est guère une bizarrerie dans l’histoire du monde, mais plutôt un pervertissement de cette alliance. Les autres alliances conclues pendant la première et/ou la seconde guerre mondiale ont toutes été dissoutes une fois les guerres terminées. Afin de justifier la survie de cette alliance, l’OTAN a dû dès lors se chercher un nouvel ennemi. Cette recherche d’ennemi constante a poussé à son paroxysme la logique de bloc contre bloc et constitue une entrave continue à l’établissement de la paix dans le monde. Toujours en entrave à l’établissement d’une paix mondiale, l’OTAN a également mené différentes guerres. Ces dernières n’ont ni été un succès, ni augmenté notre sécurité, que ce soit notamment au Kosovo (sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU), en Afghanistan ou encore en Libye. Par ailleurs, l’OTAN s’est étendue, à plusieurs reprises, vers l’Est depuis le début des années 90. Ces élargissements n’étaient pas sans déplaire à la Russie – perdante de la Guerre Froide. Et ce, encore moins si l’élargissement de l’OTAN pouvait concerner l’Ukraine. Cette dernière constituait une ligne rouge à ne pas franchir pour la Russie. Selon mon analyse personnelle, l’élargissement de l’OTAN à la Géorgie et à l’Ukraine – approuvé lors du sommet de l’OTAN de 2008 – est la raison de la guerre de la Russie en Géorgie (2008), de sa prise de la Crimée (2014) et de la guerre qu’elle mène dans l’Est de l’Ukraine (depuis 2014 et encore plus violemment depuis cette année). Rien ne légitime cette guerre mais des liens entre ces évènements peuvent être faits. Ainsi, si l’OTAN ne s’était pas étendue, il n’y aurait très probablement pas de guerre actuellement, ni tous les effets secondaires négatifs que cette guerre induit pour les citoyen·ne·s (inflation, etc.) Une deuxième raison pour laquelle, en tant que citoyen·ne·s, nous devrions avoir une opinion sur l’OTAN est que le gouvernement utilise l’argent des impôts, entre autres, pour l’OTAN. Sans l’argent des contribuables, pas d’OTAN. Une alternative à l’OTAN existe : la création d’une nouvelle organisation régionale de sécurité collective ou le renforcement d’une organisation existante, telle que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour l’instant englobée par l’OTAN. Une autre solution consisterait à transformer l’OTAN actuelle en une organisation de sécurité collective (plutôt qu’en une organisation de défense), incluant également la Russie. [divider style= »divider1″ backtotop= »yes » top_margin= »20″ bottom_margin= »20″] Waarom de NAVO eenieder aanbelangt ? Er zijn twee redenen waarom we als burger een opinie zouden moeten hebben over de NAVO: ten eerste omdat het een organisatie is waar we als land deel van uitmaken met de bedoeling ons land veiliger te maken, waarbij wel enkele vraagtekens kunnen geplaatst worden. In oorlogstijd (zoals vandaag) kan wel degelijk beargumenteerd worden dat een alliantie (oftewel een collectieve defensieorganisatie) nuttig zou kunnen zijn, zeker voor kleine staten. De kern van een alliantie is immers de belofte dat als één land wordt aangevallen, alle anderen bijspringen, ook militair. Dat alles heeft een afschrikkingseffect ten aanzien van mogelijke vijanden. Problematisch aan de NAVO is echter dat deze organisatie is blijven voortbestaan in vredestijd (1990-2022). Allianties zijn tijdelijke samenwerkingsverbanden bedoeld voor (Koude) oorlogstijd. De allianties tijdens de 1e en 2e Wereldoorlog werden ontbonden eens de oorlogen afgelopen waren. Ook het Warschaupact, de tegenhanger van de NAVO, werd in 1991 logischerwijs ontbonden. De NAVO bleef echter voortbestaan, en dat is niet een rariteit in de wereldgeschiedenis, maar ook pervers. De NAVO moest voor haar eigen voortbestaan immers op zoek naar een nieuwe vijand. Dat is niet gezond voor de wereldvrede. En dan zwijg ik nog van de verschillende oorlogen die door de NAVO werden gevoerd en die ook geen succes zijn geweest en onze veiligheid niet hebben verhoogd, meer bepaald in Kosovo (zonder VN Veiligheidsraadmachtiging), in Afghanistan en Libië. Komt daarbij dat de NAVO sinds de j’90 naar het Oosten meermaals werd uitgebreid, iets wat Rusland – de verliezer van de Koude Oorlog – niet graag zag gebeuren, en al zeker niet tot en met Oekraïne. Dat laatste was een rode lijn voor Rusland. De uitbreiding van de NAVO tot en met Georgië en Oekraïne, zoals goedgekeurd op de NAVO top van 2008, is volgens mijn analyse de aanleiding voor de Russische oorlog in Georgië (2008), voor de inname van de Krim (2014), en het oorlog voeren in het Oosten van Oekraïne (sinds 2014 en nog heftiger sinds dit jaar). Het is geen legitimatie voor de oorlog, maar er is wel een verband. Oftewel, had de NAVO zich niet uitgebreid was er hoogstwaarschijnlijk vandaag geen sprake van oorlog met alle mogelijke negatieve neveneffecten voor onze burgers (inflatie,…). Een tweede reden waarom we als burger best een idee vormen over de NAVO is dat de overheid ons belastinggeld gebruikt, onder andere voor de NAVO. Zonder belastinggeld geen NAVO. Er bestaat een alternatief voor de NAVO: het oprichten van een nieuwe of het versterken van een bestaande regionale collectieve veiligheidsorganisatie, zoals de Organisatie voor Veiligheid en Samenwerking in Europa (OVSE), die nu ondergesneeuwd is aan de NAVO. Nog een alternatief is het omvormen van de huidige NAVO tot een collectieve veiligheidsorganisatie (in plaats van defensieorganisatie), inclusief Rusland. Tom Sauer is Professor Internationale Politiek aan de Universiteit Antwerpen

2 thoughts on “Edito : Pourquoi est-il important de réfléchir sur l’OTAN et en quoi cela concerne tous les citoyen·nes*?

  1. Clesse dit :

    Bonjour,
    Trop compliqué de lire 64 pages sur un écran…Cette brochure est-elle disponible sous forme papier ? Si oui, à quel prix ?
    Merci, Alain Clesse

    1. Judith Saintes dit :

      Bonjour,
      notre brochure OTAN est disponible en téléchargement en PDF, voici le lien direct
      Vous pouvez également nous commander une brochure papier en nous écrivant à l’adresse info@cnapd.be
      Il y aura cependant un peu de délai car celle-ci seront imprimées dans les prochaines semaines.
      Merci pour votre intérêt.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.