Le 9 août a été proclamé Journée internationale des peuples autochtones, mettant en avant les peuples autochtones, leurs cultures, leurs langues et leurs savoirs, mais aussi les nombreuses injustices auxquelles ils sont encore confrontés. Dans de nombreuses régions du monde, leurs terres sont menacées, depuis longtemps et encore aujourd’hui. Leurs droits sont minimisés, bafoués.
Face à cette histoire de dépossession et d’effacement, des mouvements de pensée et de résistance se sont développés pour redonner toute leur place aux peuples autochtones et à leurs revendications. Parmi eux, l’indigénisme occupe une place centrale. Porté notamment par Aníbal Quijano et Walter Mignolo, il vise à défendre les droits, la culture, l’autonomie et les intérêts des peuples autochtones en réaction au colonialisme. Cri contre l’effacement, l’indigénisme lutte contre le silence imposé, porteur d’une mémoire niée, balayée, déformée. Une résistance née des cendres des récits méthodiquement étouffés.
L’indigénisme incarne la quête de peuples pour l’existence et la dignité. Un murmure insoumis, une force indocile. Dans la mémoire ancrée, une rébellion qui gronde et déborde. Ce n’est pas un retour vers un temps révolu, mais un présent repris, un futur résolu. Reconquérir la terre, les droits, les langues. Redonner aux silences des échos jamais entendus.
Trembleront les certitudes sous cette insistance, car la modernité n’éteint pas la résistance. Elle la peint sur une toile immense, où chaque mémoire peut inscrire son existence.
L’Indigénisme s’élève contre l’effacement. Pour que vive l’Histoire et brûle le présent.

