Il y a un an jour pour jour, la CNAPD diffusait cette analyse de la guerre au Yémen. A l’époque, des pourparlers de paix étaient organisés à Genève pour tenter de faire taire les armes. Des pourparlers de paix internationaux puisque la coalition arabe qui bombarde le pays depuis mars 2015 est venue aggraver le conflit interne… qui était en passe d’être résolu avant les bombardements menés par l’Arabie saoudite (désormais, rappelons-le, la première importatrice d’armes au monde).

Les pourparlers de paix ont très vite été abandonnés. Et la coalition arabe a continué le pilonnage du pays. Dans le silence politique. Aujourd’hui, l’approvisionnement alimentaire est insuffisant dans 19 des 22 gouvernorats. C’est la moitié de la population yéménite qui éprouve des difficultés à se nourrir. 7 millions de personnes se trouvent en situation de crise alimentaire. A cause des conditions climatiques désastreuses de ces derniers mois mais aussi, et surtout, à cause du blocus organisé par l’Arabie saoudite autour d’un pays qui dépend à 90% de l’extérieur pour ses besoins alimentaires.

Les moyens de pression sont pourtant pléthores pour exiger de la coalition arabe qu’elle se retire du conflit et que les pourparlers internes reprennent. Pas un mot pourtant n’est sorti de la bouche de notre Ministre des Affaires étrangères. Il n’a même pas rebondi sur la décision que les Émirats arabes unis ont annoncé le 16 juin dernier, de quitter la coalition arabe. Une nouvelle occasion manquée de rappeler qu’au Yémen comme ailleurs, la solution militaire ne propose manifestement rien de constructif.

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Samuel Legros

Samuel Legros

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