On l’utilise tous les jours pour se laver, cuisiner, boire ou arroser nos plantes. Elle nous tombe dessus quand il pleut, serpente au cœur de nos villes, abreuve notre bétail, éteint nos incendies, refroidit nos boissons sous forme de glaçons, porte nos bateaux ou encore défroisse nos vêtements sous forme de vapeur. Elle fait tellement partie de nos vies que nous ne la voyons plus, nous ne nous rendons plus compte de l’omniprésence et de l’importance de l’eau pour nous et notre avenir.

Or, elle se raréfie. Pollution, gaspillage, surconsommation, agriculture intensive, pression démographique…, les causes sont complexes et nombreuses. Mais les conséquences ne sont pas les mêmes pour tous. Ailleurs dans le monde, des millions de personnes souffrent déjà quotidiennement de son absence et depuis longtemps alors que chez nous, on se permet encore d’utiliser de l’eau potable pour nos chasses d’eau. Pour le moment…

L’eau source de vie mais aussi source de conflits, donc, car bien entendu, une ressource vitale qui se raréfie, c’est la porte ouverte aux prédations en tout genre. Et si les citoyens de nos pays industrialisés n’en ont généralement pas conscience, les dirigeants de notre monde, publics comme privés, les chefs de guerre et autres spéculateurs l’ont déjà bien compris : contrôler l’eau (assainissement, distribution, propriété des sources, prospection) est un enjeu majeur des prochaines décennies. Comme souvent, tous les moyens sont bons pour eux et bien souvent, ils sont violents. Violence physique par la prise de contrôle territorial des zones aquifères ou encore violences économiques et légales par la privatisation.

Faut-il le rappeler ? Nous n’avons qu’une seule planète et ses ressources sont fragiles et épuisables. Il est grand temps que nous nous en rendions compte. L’eau est un bien commun et doit à ce titre, être protégée et économisée. C’est le message de notre nouveau CAP Magazine, deuxième numéro de notre série, qui cherche à répondre aux nombreuses questions que l’on doit se poser sur l’eau et son impact sur la paix entre et au sein des peuples. Ce sera également le sujet de notre midi thématique ce 19 mars au Foyer européen. Nous espérons vous y voir nombreux.

Notre newsletter de mars sera donc principalement consacrée à l’eau mais également au recul des droits en Belgique depuis une vingtaine d’années.

Désormais, outre nos dossiers habituels, chaque mois, nous approfondirons dans la newsletter une thématique qui a fait l’actualité et tenterons d’avoir un regard critique et neuf sur ce sujet. Parce qu’avoir du recul par rapport à ce qui nous est servi chaque jour dans les médias, c’est indispensable. Parce que fournir les outils d’analyse aux jeunes, c’est la mission que s’est donné la CNAPD, notamment à travers son projet Citoyen du Web lancé cette année.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Guillaume Defossé

Guillaume Defossé

Guillaume Defossé est vice-président de la CNAPD. Il en fut président de janvier 2014 à décembre 2015. Il fut également co-fondateur, secrétaire général, puis président de Génération Palestine Belgique et membre du bureau d'Ecolo J. Il est persuadé qu'une société en paix ne peut exister que dans la justice, l'égalité et la participation de tous au projet commun. Ce sont les raisons de son engagement.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suivez-nous !

Plus d’articles

Evenements à venir